Parfum arabe en Andalousie

Alhambra © T. Joly
Au sud de l’Espagne, Grenade est une ville vivante et attachante où se mêlent monuments chrétiens et musulmans. Le plus connu, l’Alhambra, est l’un des plus bels exemples d’architecture arabe au monde. Une destination où aller toute l’année pour la culture et la vie nocturne.

[ Pratique ]

- Y aller
Vols directs Transavia.com trois fois par semaine.
Vols quotidien via Madrid avec Iberia
Distant de 15 km l’aéroport est relié au centre ville par une ligne de bus
- Hébergement
Hôtel Alhambra Palace
Hôtel Anacapri
Hôtel Best Western Dauro II
- Restaurants
Chikito
La Gaviota
Casa de Yanguas
La Tabernilla
Eshavira
Antiguas Bodegas Castaneda
- Visite de l’Alhambra
Seul un nombre limité de visiteurs est admis dans l’Alhambra.
Le week-end et durant les périodes de vacances il est préférable de réserver son billet à l’avance.
Tel : 0034493492375 depuis l’étranger, 902888001 depuis l’Espagne
Réservations en ligne : www.alhambra-tickets.es
S’il reste des places il est possible d’acheter son billet à l’entrée.
- Tour Opérateurs
Donatello, Europauli, Fram, Go Voyages, Marsans, Nouvelles Frontières, Thomas Cook, Voyageurs du Monde.
Comptez à partir de 330 € par personne pour un week-end de 3j / 2n en chambre double avec petit déjeuner en hôtel 3-4*
- Renseignements
Office Espagnol du Tourisme
43 rue Decamps, 75016 Paris
Tel : 0145038250
Office de Tourisme de Grenade

www.granadatur.com
1492. Alors que Christophe Colomb découvrait l’Amérique, les Rois Catholiques d’Espagne achevait la reconquête de leur royaume en prenant Grenade. La fin de 8 siècles d’occupation musulmane qui ont marqué pour toujours cette ville andalouse aux multiples attraits où le climat permet de se rendre à tous moments de l’année.


Alhambra © T.Joly
 Un monde de raffinement
Illustration de ce passé tumultueux, son monument emblématique, l’Alhambra, se dresse sur un éperon rocheux avec en toile de fond les sommets enneigés de la Sierra Nevada. Une image de carte postale encore plus remarquable en fin de journée lorsque les rayons du soleil couchant donnent une teinte chaude à ses murailles. D’où le nom d’Alhambra, signifiant « Château Rouge », donné à cette édifice des 13e – 14e siècles, l’un des plus beaux exemples d’architecture arabe au monde. Car, une fois franchies les portes de son enceinte fortifiée, son aspect médiéval laisse place à une succession de jardins fleuris, de palais aux salles richement décorées et de cours rafraîchies par des fontaines et des bassins. Un monde de raffinement qui atteint son apogée avec la Cour des Lions, ornée d’une fontaine portée par douze félins et entourée d’une galerie aux fines colonnes de marbre. Pas suffisant toutefois pour les sultans qui se firent construire à côté de leur forteresse une résidence d’agrément et de chasse dont ne subsiste que les magnifiques jardins de la Generalife, nom désignant le Jardin d’Eden en arabe.


Albaicin © T.Joly
 Labyrinthe de ruelles
En contrebas, le vallon du Darro est l’un des endroits les plus charmants de Grenade. Vieux ponts enjambant le cours d’eau, maisons anciennes, églises gothiques, couvents et même bains arabes composent un décor qui fait plus penser à un village qu’à une ville. Rien de surprenant que ce soit devenu l’un des quartiers à la mode où la population aime venir se promener. En particulier le long du Paseo de los Tristes.
Tout aussi en vogue, l’Albaicin est l’ancienne médina et occupe une colline faisant face à l’Alhambra. Toujours en partie protégée par des vestiges du rempart musulman, c’est un labyrinthe de ruelles aux pavés irréguliers bordées de bâtiments aux façades d’un blanc éclatant. Maisons modestes, villas avec patio ou jardin, cafés traditionnels, appelés teterias, où les gens de tous âges sirotent des thés à la menthe,… Seule la présence d’églises vient troubler ce décor oriental où il fait bon flâner sans but précis avant d’aller au belvédère de San Nicolas qui offre la plus belle vue sur l’Alhambra.



Grenade © T.Joly
 Communauté de Gitans
Une promenade qu’il est intéressant de prolonger jusqu’à la colline voisine, le Sacromonte, où les habitations plus éparses sont entourées d’une maigre végétation faite de cactus, de figuiers de barbarie et d’aloès. Jadis située hors des murs de la ville, elle abrite une importante communauté de Gitans qui y vivent depuis des siècles dans des maisons à demi creusées dans la roche. C’est également là qu’ils auraient créés le flamenco, musique toujours à l’honneur dans certaines grottes où des groupes donnent des concerts. Mais le quartier change petit à petit. Attirés par le cadre, artistes et étrangers sont de plus en plus nombreux à s’y installer et l’atmosphère devient plus branchée qu’auparavant.
En découvrant le centre ville, le visiteur à une fois encore le sentiment de voyager dans le temps avec l’Alcaiceria. L’ancien souk. Constitué d’allées étroites se coupant à angles droits, il ne recèle plus épices et soieries mais une multitude de boutiques de souvenirs. Plus authentiques, à proximité se trouvent aussi le Palais de la Madraza, jadis une école coranique, et le Corral del Carbon, un ancien caravansérail où les marchands du monde entier trouvaient logement et entrepôt pour leurs marchandises.



Chanceleria © T.Joly
 Edifices Baroque et Renaissance
Par contre la Grande Mosquée a disparu, remplacée par une immense cathédrale à cinq nefs bâtie aux 16e et 17e siècles. Considérée comme la plus belle réalisation de l’architecture de la Renaissance espagnole, elle n’est que profusion de sculptures et autres œuvres d’art. La dernière demeure des Rois Catholiques, Ferdinand et Isabelle, qui reposent dans sa crypte et non dans les superbes gisants qui honorent leur mémoire dans le chœur.
Bien entendu le patrimoine architectural de l’après reconquête ne se limite pas à ce monument. Le monastère San Jeronimo, l’Hôpital Royal et la Real Chanceleria sont eux aussi de très beaux édifices Renaissance. Quant à l’église San Juan de Dios elle un bel exemple du Baroque, comme la chartreuse de La Cartuja, dont l’intérieur est doté d’un décor surchargé et exubérant typique du style churrigueresque. Autant de monuments qui donnent du sens à l’adage grenadin « Il n’y pas de pire malheur au monde que celui d’être aveugle à Grenade ».



Grenade © T.Joly
 Vie nocturne
Mais Grenade est aussi, et pour certains, avant tout, une ville pleine de vie dont il faut goûter l’esprit festif et populaire. Pour cela il faut se rendre sur les marchés colorés, prendre son temps sur les élégantes promenades où la population se rencontre, et surtout boire un verre et déguster des tapas dans les bars et restaurants de la ville. Des lieux qui ont inspiré le poète Federico Garcia Lorca. Et les occasions de faire la fête ne manquent pas. Que ce soit plaza Nueva, rue Navas ou autour, l’animation et l’ambiance sont telles que tous les soirs ressemblent à des week-ends.

20 Février 2008
Pascal Lefeuvre